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mercredi, 28 mai 2008

Celle qui s'en va

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dimanche, 25 mai 2008

In memoriam

Deux mots pour se souvenir de Robert Rauschenberg, artiste qui vient de mourir.

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Petite documentation : 

 

Fuligineuse

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samedi, 24 mai 2008

Putain, quatre ans !

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jeudi, 22 mai 2008

Des origines de la grève

Le mot français « grève » tire son nom de la place de Grève à Paris. Cette place, située en bord de Seine devant l' Hôtel de Ville, était un des principaux points d'accostage des bateaux, car bordée d'une plage de sable (le mot grève désignant un terrain plat composé de graviers ou de sable en bord de mer ou de cours d'eau). Un quartier très dense se regroupait autour de l'Hôtel de Ville, devant lequel s'étendait la place de Grève (un peu plus petite que l'actuelle place de l'Hôtel de Ville, elle a porté ce nom jusqu’en 1803). Autrefois, les ouvriers sans travail s'y présentaient à l'aube à la recherche d'un employeur. C’est ainsi que la place de Grève est à l'origine du mot gréviste, sur la base d'un contresens: il s'agissait de concentrations d'ouvriers qui ne travaillaient pas, mais qui étaient à la recherche d'un travail. Ils « allaient en Grève » (d'où l'expression : se mettre en grève). Sous l'Ancien Régime, cette place servait aussi aux exécutions et aux supplices publics.

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Nicolas Jean Baptiste Raguenet :
La place de Grève et l'île Saint Louis - Musée Carnavalet

Au 14e siècle, Etienne Marcel, le prévôt des marchands de Paris, achète la « maison aux piliers », une grande demeure construite sur la place de Grève par Jean d'Auxerre. Cette maison devient dès lors le siège de la « confrérie de l'eau », association riche et puissante contrôlant la Seine et qui constitue la seule véritable autorité administrative de la capitale, sorte d'ancêtre de la Mairie de Paris.

La place de Grève est aussi alors le premier port de Paris. Jusqu'au 17e siècle, c'est le principal centre d'approvisionnement de la capitale en vin, foin, bois, grain, charbon et matériaux de construction. Mais avec l'amélioration des routes, le transport fluvial va décliner, et la place ne sera plus qu'un marché aux pommes à la fin du 19e siècle.

Fuligineuse

Sources : Wikipedia, Encyclopédie Historique

 


lundi, 19 mai 2008

Le dauphin rose de l’Amazonie

 C’est à cause d’une étrange histoire racontée, sur le bateau qui remonte l’Amazone, par une jeune femme de petite vertu à Alberto, l’ami de jeunesse de Che Guevara – dans le film Diarios de motocicleta de Walter Salles revu récemment – que j’ai cherché à me renseigner sur l’animal cité, le bufeo.

 Profondément ancré dans les mythes et légendes des habitants des basses terres amazoniennes, le dauphin rose (Inia geoffrensis), delfin rosado ou delfin colorado, également nommé bufeo, bugeo, boto ou tonina par les Sud-Américains, est le plus grand dauphin d'eau douce du monde. Il atteint jusqu’à 2,80 m de long et pèse 180 kilos. Il peut également mouvoir sa tête, légèrement décalée par rapport au corps, sur le côté, ce qui est pour lui un avantage lors de la chasse aux poissons dans les sous-bois des forêts inondables. On distingue deux espèces : l’Inia boliviensis en Bolivie et l’Inia geoffrensis, avec deux sous-espèces, I. g. geoffrensis dans le bassin versant de l’Amazone et I. g. humboldtiana dans celui de l’Orénoque. (source : WWF)

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La légende (source : la Wikipedia en espagnol) dit que le bufeo est un esprit ayant la capacité de devenir un "gringo" qui aime les femmes jeunes et belles. Ainsi, avec cette apparence, il se présente à la fête à laquelle participe la jeune fille choisie. Comme un voyageur de passage, il danse et séduit la jeune fille, invite tous les participants à boire et ainsi gagner leur sympathie. Mais lui ne mange pas ni ne boit d'alcool, parce que s’il s’envivre, le charme sera rompu et on découvrira qui il est.

Lorsque la jeune fille est déjà amoureuse du bufeo, il la comble de cadeaux et d'attentions. Il lui rend visite toujours de nuit et s’en va avant le lever du soleil. Rapidement, la jeune fille commence à montrer un comportement étrange, car elle veut rester à tout moment au bord du fleuve et si cette situation n'est pas remarquée à temps par sa famille et qu’on ne l'envoie pas chez un bon chaman pour la guérir, elle peut aller jusqu'à disparaître, car, dans son désir d'être toujours en compagnie de son bufeo, elle se jettera dans le fleuve.

« Si bien que tu en arrives même à trouver délicate, poétique et imméritée, cette croyance qu’on te raconte quand, en barque sur l’immense fleuve, tu vois sauter au dessus de l’eau les grands dauphins roses, "qui s’appellent bufeos parce que, quand ils sortent à la surface, pour respirer, ils font un bruit comme booou". Selon les Shipibo, un peuple qui habite le long de l’Ucayali, en aval de Pucalipa, le bufeo est un être surnaturel, un démon, qui apparaît comme un gringo attirant qui séduit et met enceintes les femmes indigènes qui le regardent, et qui accoucheront d’enfants à la peau claire (cette croyance je la trouverai ensuite confirmée dans un très récent ouvrage de l’anthropologue français Jacques Tournon). " Voici pourquoi, si elle voit un bufeo, une femme doit fuir la rive du fleuve", écrit Marco D’ Eramo.

Fuligineuse

 

 

mercredi, 14 mai 2008

Miller, une leçon de liberté

Les lectures littéraires du dimanche continuent au café « Les marcheurs de planète ». Dimanche prochain, le 18 mai, ce sera le tour de quelqu'un que j’aime beaucoup pour sa grande liberté d'esprit  : l’écrivain américain Henry Miller.

 

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« Henry Miller est certainement l’écrivain américain le plus français qui mérite d’être découvert ou redécouvert pour la critique toujours actuelle qu’il dresse de notre société, souligne Marc Le Monnier, organisateur de ces lectures. « De quoi devrait se libérer l’être ? Du besoin bourgeois d’être un rouage de la mécanique de l’existence, de gagner, gagner pour dépenser », déclare-t-il. De la vie tumultueuse de ses débuts - où son ambition littéraire était de cosigner sur le papier « ce qui est omis dans les livres » - à la vie sereine de Big Sur dans les dernières années de son existence, Henry Miller a toujours été de ces écrivains qui font de leur vie un art (tout comme Vailland, Pasolini, Ernaux…) qui nous obligent à penser notre place dans la société, à s’accepter dans le flux de la vie pour accéder à une libération qui ne pourra venir que de nous-mêmes… »

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Lettre de Henry Miller à l'éditeur José Corti

Dimanche 18/05/2008 de 17 h à 19 h

Les marcheurs de planète
73 Rue de la Roquette
75011 Paris
01-43-48-90-98

www.lesmarcheursdeplanete.com

M° Voltaire ou Bastille

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Source images : photo, lettre : éditions José Corti 

 

lundi, 12 mai 2008

Illusion

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Cannes ? Croisette ? Carlton ? Pré-Festival ?

Rien de tout ça. Jardin du Luxembourg, Paris 6e, au coin du Sénat.

Fuligineuse 

  

samedi, 10 mai 2008

Nous ne sommes pas d’ici

Nous ne sommes pas d’ici.

Il n’y a aucun doute là-dessus : nous venons d’ailleurs.

On ne nous a pas demandé d’où.

On ne nous a pas demandé pourquoi.

On ne nous a pas demandé si.

Mais nous savons bien que nous sommes différents.

Cela se voit de tant de manières.

Les yeux que j’ai derrière le crâne.

La capacité que tu as de marcher sur les murs.

Ce n’est pas étonnant qu’on nous regarde.

Nous parlons pourtant à tout le monde.

Nous sommes différents mais nous sommes bienveillants.

Nous voulons être avec vous aussi.

Vous pouvez venir avec nous.

N’ayez pas peur de nous.

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N’ayez pas peur de nous.

Vous pouvez venir avec nous.

Nous voulons être avec vous aussi.

Nous sommes différents mais nous sommes bienveillants.

Nous parlons pourtant à tout le monde.

Ce n’est pas étonnant qu’on nous regarde.

La capacité que tu as de marcher sur les murs.

Les yeux que j’ai derrière le crâne.

Cela se voit de tant de manières.

Mais nous savons bien que nous sommes différents.

On ne nous a pas demandé si.

On ne nous a pas demandé pourquoi.

On ne nous a pas demandé d’où.

Il n’y a aucun doute là-dessus : nous venons d’ailleurs.

Nous ne sommes pas d’ici. 

 

Fuligineuse
janvier 08

vendredi, 09 mai 2008

Les boites magiques de Joseph Cornell

Depuis longtemps, je regarde avec délices (dès que j’en ai l’occasion) les images du travail de Joseph Cornell, (1903-1972), un sculpteur américain, comptant parmi les pionniers de l'assemblage. Ses « boîtes » vitrées, au fond desquelles il dispose collages et objets, peuvent être rattachées au courant surréaliste, bien qu’il se soit toujours farouchement revendiqué comme indépendant. Elles sont mystérieuses et évidentes comme des rêves.

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Ces jours-ci j’ai découvert un site de toute beauté qui présente des œuvres de Joseph Cornell, il dépend du Peabody Essex Museum de Salem, Massachusetts (oui, le Salem des Sorcières de Salem). Ce musée a présenté en 2007 une grande rétrospective de Cornell intitulée Navigating the Imagination.

On peut voir aussi de nombreuses images sur le site du Smithsonian American Art Museum (SAAM).

 

Fuligineuse

 


mercredi, 07 mai 2008

Le jeu de la douleur et du hasard

Une bibliothèque sans livres, c’est un endroit bien étrange, assurément. C’est cette première impression qui l’emporte en pénétrant dans la salle Labrouste, la grande salle de la Bibliothèque Nationale (site Richelieu) qui, dépouillée de ses livres partis à Tolbiac, accueille le « projet » de Sophie Calle, Prenez soin de vous.

 

Ce que dit la BN :

Sophie Calle, artiste plasticienne, photographe, écrivaine et réalisatrice française fait, depuis plus de trente ans, de sa vie, notamment des moments les plus intimes, son œuvre, en utilisant tous les supports possibles : livres, photos, vidéos, films, performances…, inventant des procédés pour raconter sa vie, et finalement aussi celle des autres. Sophie Calle dévoile, entre performances et romans, une démarche narrative où se mêlent fétichisme, représentation et voyeurisme. (…) En 2007, elle publie Prenez soin de vous, un roman construit autour d’une lettre de rupture, dont elle est la destinataire. Sophie Calle a demandé à 107 femmes d’interpréter ce court texte. « J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous (*). J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi. »

 

Présentée à la Biennale de Venise 2007, l’œuvre est aujourd'hui (et jusqu’au 8 juin) proposée à la BN dans une mise en scène de Daniel Buren.

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 (image extraite de "Douleur exquise" - DR)

Bien qu’elle m’agace souvent, notamment par le côté voyeuriste/exhibitionniste qui est aussi loin de moi que peut l’être la théorie de Merleau-Ponty sur la phénoménologie de la perception, l’œuvre de Sophie Calle me parle aussi et me touche. Et je peux dire que j’admire sa capacité à transformer en jeu les matériaux les plus douloureux de sa propre existence.

L’installation de la BN se présente sous des formes aussi diverses que les personnalités des 107 femmes associées au projet de Sophie Calle. Leurs interventions sont proposées à la lecture sur des lutrins, accrochées aux murs devant les casiers veufs de livres, lues sur des ordinateurs. On grapille ici et là, on dérive d’un banc à un autre. (Un point noir, le brouhaha ambiant, dont j’ai la nette impression qu’il s’agit d’une bande-son délibérément superposée au bruit « naturel » du lieu…)

 

« Le hasard reste souverain et c’est lui qui décide souvent du commencement ou du déroulement de l’œuvre, écrit Florence Pillet. Quand Sophie Calle trouve un répertoire perdu dans la rue, elle décide d’interroger les personnes dont le carnet contient les contacts pour obtenir un portrait lentement élaboré du propriétaire de l’objet. Le hasard est aussi provoqué, comme quand on cherche des rapprochements et des coïncidences dans l’enchaînement de faits, un procédé narratif utilisé jusqu’à l’intoxication par Paul Auster dans son œuvre littéraire. Paul Auster s’inspire ainsi de Sophie Calle pour créer le personnage de Maria Turner dans Leviathan, en retour Sophie « performe » quelque temps plus tard les actions décrites par l’auteur : « j’ai décidé d’obéir au livre », avant de lui demander d’établir d’autres actions qu’il souhaite la voir réaliser. On obtient alors un jeu de correspondances, de miroir et de mise en abîme entre l’artiste, le personnage de fiction, l’écriture, la lecture et l’œuvre, où chaque univers vient s’enrichir de créativité ludique. »

Fuligineuse

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(*) C’est une formule un peu étrange, en tout cas peu fréquente en français. Il me semble que ce n’est pas loin d’un anglicisme. En anglais on dit beaucoup plus aisément « take care » en prenant congé de quelqu'un, que ce soit provisoire ou définitif…

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