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samedi, 26 avril 2008

Le cas échéant

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Je ne sais pas ce que cela suggère pour vous, mais cette histoire de régularisation des sans-papiers « au cas par cas » ne me dit rien qui vaille. Parce que : dans ce pays, il existe des lois, des normes, des réglementations (que tous ces dispositifs soient justes ou non, ce n’est pas la question, enfin pas pour le moment). C’est ce qui fait que nous vivons dans un État de droit. Donc, ou bien la situation de ces gens est conforme aux exigences nécessaires à la régularisation, et il faut donc les régulariser sans plus attendre, ou bien elle ne l’est pas. Mais dire qu’on va les régulariser « au cas par cas », n’est-ce pas la porte ouverte à tous les arbitraires ? Aux décisions prises « à la tête du client » ? Aux bonnes ou aux mauvaises raisons que la personne ayant pouvoir de décider pourra prendre en compte ? Non, décidément, cette formule m’inspire la plus grande méfiance.

Fuligineuse 

Image Skyrock 

Commentaires

Le plus simple serait de remplacer "au cas par cas", par "au faciès". Ce serait moins hypocrite. La République serait ainsi en plein accord sémantique avec ses propres dérives.

Ecrit par : Alain (Georges) Leduc | samedi, 26 avril 2008

"Au cas par cas", on imagine en effet que c'est la porte ouverte aux démarches administratives kafkaïennes.

Ecrit par : Marc Le Monnier | dimanche, 27 avril 2008

"Le K" de Buzzati est un squale monstrueux, très beaucoup dangereux aux dires de la rumeur publique. Mais finalement…

À lire !

Ecrit par : KA | dimanche, 27 avril 2008

Ah, c'est bien de parler de Buzzati, un auteur que j'aime beaucoup. Une idée de note, peut-être...

Ecrit par : fuligineuse | dimanche, 27 avril 2008

non seulement c'est du cas par cas aléatoire, et au facies, mais le renvoi aux frontières s'effectue dans des conditions parfaitement inhumaines et très peu dignes d'un pays des droits de l'homme... la France a tout bonnement réinstitué des camps, et sans que ça ne fâche personne, on vit une époque formidable!

Ecrit par : la physionomiste | lundi, 28 avril 2008

Et que penser de notre premier ministre lorsqu'il indique qu'il n'y aura pas plus de quelques centaines de régularisations alors qu'il y a moins de mille dossiers déposés ? Une façon de sauver la face ? Mais je pense qu'il a bien compris que les patrons ont besoin d'une main d'oeuvre pas chère et corvéable à merci. Régularisés et syndiqués, qu'en sera-t-il ?

Ecrit par : berlioz | lundi, 28 avril 2008

A mon sens, le cas par cas est soit l'expression d'un arbitraire ulcérant, soit une magnifique hypocrisie d'un pouvoir qui se sait incapable de virer tout ce monde (conscient aussi de l'utilité de cette main d'oeuvre corvéable) mais qui n'a pas le courage d'annoncer des régularisations massives.
D'ailleurs, à la réflexion, une des utilités de l'immigration illégale est de maintenir une pression à la baisse sur les (déjà bas) salaires. Il convient donc pour un gouvernement soucieux de ses patrons de ne pas régler trop définitivement le problème...

Ecrit par : ouam-chotte | mardi, 29 avril 2008

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